nouveau code de transcription du français
La question du choix d’un système orthographique.
Éléments pour une réflexion
Michel Fayol Université Blaise Pascal et CNRS
Peu de langues ont eu à s’interroger sur la forme que pourrait prendre leur système orthographique. La plupart d’entre elles ont au fil de l’histoire adopté puis plus ou moins modifié (bricolé serait sans doute un terme plus exact) des systèmes antérieurs élaborés pour d’autres langues ayant des systèmes phonologiques plus ou moins proches et des alphabets déjà plus ou moins bien adaptés. Il s’en est parfois ensuivi des situations associant de manière relativement systématique et simple des configurations sonores à des configurations écrites.
Toutefois, dans certains autres cas, le temps, voire les « bricolages » ont conduit à des situations qui maximisent les difficultés d’apprentissage et d’utilisation. Ainsi en va‐t ‐il du système orthographique anglais, comme l’attestent les données issues des recherches effectuées au cours de trois dernières décennies.
Dans ces conditions, il paraît souhaitable, dans la perspective de concevoir la transcription nouvelle d’une langue, de s’appuyer sur les résultats des études antérieures pour essayer de déterminer quelques‐unes des caractéristiques que pourrait présenter le nouveau système orthographique afin que les difficultés de son apprentissage, celles relatives à son utilisation et les possibilités de transfert à d’autres systèmes se trouvent minimisées de même que l’impact des troubles qui pourraient affecter son usage.
Tel est le sens des informations rapportées dans le texte suivant, texte rédigé à partir des données issues de la perspective psycholinguistique.